vendredi, 15 avril 2011

Ma maison en japonais

私の家

 

私の家の屋根の中に

孔は季節を招き入れる。

騒々しい小鳥たちが

カワセミの真似をして遊んでいる。

 

私の家の壁は

氷の塊のように建っている。

色とりどりの魚は

水の中に金の波紋を描く。

 

私の家はふくらんでいて、

庭は不格好、

でもそれは幸せの家

そして私は心からこの家が好き!

 

ニコル・トゥルヌール

落合芳 訳

00:55 Écrit par Nicole TOURNEUR dans Poésie (enfants) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

jeudi, 10 mars 2011

Les mots de Mai - Par Tom

Aujourd’hui  c’est Mai

Rien à signaler

Si ! Un marchand !

Je  vais lui prendre ce bouquet

C’est du muguet …

En Mai, ce n’est pas l’été.

C’est  le printemps.

Il  commence à faire bon temps.

On est content !

 

Tom Tourneur

Les mots de Mai - Par Tom

「5月の言葉-孫のトムの詩」

今日は5月

異常なし!

いや、花を売っている!

僕はこのブーケを持っていこう

スズランのブーケを・・・。

5月は、夏じゃなくて、

春だ。

いい天気になってきた。

みんなうれしそうだ!

 

トム・トゥルナー

Traduction Kaori Ochiai 

mercredi, 09 mars 2011

Les petites demoiselles de Clément Chartier (10 ans)

libellule-t6946.jpg

Les petites demoiselles

 

Les demoiselles

Si jolies, si belles

Avec leurs grandes ailes

En dentelle.

Et la nuit tombée

On les voit briller

Si jolies, Si belles

Les petites demoiselles

 

CLEMENT  CHARTIER

 

 

クレモンの詩-私の9歳の孫

「小さなとんぼたち」

とんぼたち
とてもかわいい とても美しい
その大きな羽は
レースのよう。
そして夜になり
とんぼが輝くのが見える
とてもかわいい とても美しい
小さなとんぼたち

クレモン・シャルティエ

C'est un poème excellent. Je l'ai traduit en gardant les vers bien rimés.
素晴らしい詩です。私は韻をふんだ詩句を保ちながら訳しました。

Traduction Kaori Ochiai

vendredi, 18 février 2011

Terre Marocaine

Poème dédié à mon amie Nicole Coste

Photos de Nicole Coste

Terre Marocaine

C’est une simple photobateau n_coste.jpg

Celle d’un eldorado.

Les vagues vont et viennent,

Elles enroulent, elles égrènent

Des milliards de grains dorés

Dispersés entre les rochers.

 

C’est une simple photo

Celle d’un vieux bateau.

Abandonné sans chaîne

Sur le sable. Rengaine

D’une vie bien remplie

Achevée sans tragédie.

 

C’est une simple photo

D’une plage « incognito »

A la quiétude d'un ex-voto.

 

Nicole Tourneur

07:09 Écrit par Nicole TOURNEUR dans poésie - diaporamas | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

mardi, 15 février 2011

Le suricate est arrivé

Prix 9 euros. Vous pouvez le commander dès à présent avec une dédicace (dans ce cas bien le préciser) auprès de l'éditeur, édition du bout de la rue : contact@editionduboutdelarue.fr Ensuite vous pouvez payer directement sur le site avec la carte bleue, ce qui est bien pratique ou par chèque. Francine (l'éditrice) m'apportera tout le nécessaire et les recueils partiront du mesnil. Voilà vous savez tout.

Si vous havitez prèys de chez mois, l'éditrice m'a laissé un stock, alors vous pouvez l'acheter avec une dédicace. Vous avez également la possibilité de commander chez votre libraire préféré. (sans dédicace).

couv_suricate copie.jpg

Ce n'est pas le même dessinateur, cette fois, il s'agit de Ily, je n'en sais pas plus. Prochaine étape : la cerise sur le gâteau puis mon roman policier, si j'y arrive !

07:10 Écrit par Nicole TOURNEUR dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

samedi, 05 février 2011

Article de Nadia Agsous sur "Terre brûlante". lelitteraire.com

TERRE BRULANTE.jpg 

 N'hésitez pas à le parcourir.....

 http://www.lelitteraire.com/article4006.html

16:45 Écrit par Nicole TOURNEUR dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

samedi, 22 janvier 2011

Il est un jour, il est un soir

Il est un  jour, il est un soir

Le jour peine à résister,

Opiniâtre, le soir le pousse.

Le jour fuit la mort aux trousses,

Comme toujours, le soir a gagné !

 

Alors, l’angoisse étreint ma gorge

Remplie de morceaux de nuit,

De craintes, de rêves, d’ennui.

Des illusions que l’on se forge.

 

Nicole Tourneur

16:35 Écrit par Nicole TOURNEUR dans poésie - diaporamas | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

mardi, 11 janvier 2011

La migration des Monarques

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LE MONARQUE

Course pour la survie

Ici, je vous fais partager ce que j’ai aimé, et ce sanctuaire est quelque chose de vraiment prodigieux, toutefois je précise que je ne suis pas une spécialiste. Merci pour votre indulgence.

Tout près de Zitacuaro dans l’Etat du Michoacán, se trouve le sanctuaire d’Angangueo. De janvier à avril, le site bruisse des battements soyeux d’ailes de  papillons. Arbres alourdis de bouquets bruyants, édifices fragiles et vibrants, espace semé de gros flocons colorés. Aucune expression n’est assez puissante pour décrire la magie qui s’offre au regard des visiteurs. Nous sommes au pays des monarques !

            Ce lépidoptère est apparu il y a quelques 345 millions d’années. En nahuatl[i], papillon se dit papalotl, ce qui a donné naissance au mot papalote : cerf-volant ou vol de papier ?

            Les monarques investissent les pins, les cours d’eau, les pierres, la mousse et les humains. Les yeux rivés au sol de crainte de les écraser, vous balayez d’un revers de main délicat les audacieux qui, insouciant du danger, s’arrêtent sous votre semelle.

Phénomène naturel, il semble qu’une force magnétique attire  les monarques dans des lieux très précis. Des chercheurs ont démontré que la plupart des sanctuaires se situe dans des zones de grande activité magnétique. Cependant, ces migrations sont mystérieuses.

À la fin de l’été, avant l’arrivée du froid, les monarques quittent le Canada et les États-Unis pour le Mexique. Depuis des millions d’années, guidées par leur instinct, des générations de parents, d’enfants, de petits-enfants effectuent cette « transhumance ». Les cinq mille kilomètres qui séparent les sanctuaires ne se font pas d’une traite, le corps de ces petits insectes n’y résisteraient pas, alors les colonies font de courtes haltes, la vitesse de croisière est de 15 à 45 kilomètres/heure. Combien de morts en chemin ?

Une fois à destination,  les monarques harassés s’accrochent aux branches, le temps d’un printemps, ils prennent un repos bien mérité. Profitant du climat tempéré de la région, les mâles ragaillardis fécondent les femelles.  Puis, sans qu’un seul coup de sifflet n’ait été donné, ils repartent en direction du Nord. En chemin, les femelles pondent leurs œufs, ainsi nait la deuxième génération, en juillet, vient  la troisième génération, en août la quatrième et parfois la cinquième. Ces générations commencent leur envol pour le Mexique en septembre. 

            Les monarques s'orientent grâce à 3 systèmes : selon la position du soleil, de la lumière, et des forces magnétiques. A l'aide de leurs yeux, ils reconnaissent les différentes heures du jour ; ils perçoivent également la lumière solaire polarisée. Ensuite, leurs antennes prennent le relais, elles adressent un signal en direction de "l'organe JOHNSTON (également nommé caisse magique), ce dernier fait suivre le message aux ailes qui se mettent immédiatement en mouvement. En résumé, le papillon est un radar miniature.

            Si vous passez par Zitacuaro, arrêtez-vous, le spectacle est fabuleux. Au fait, avez-vous remarqué que les ailes déployées des papillons ressemblent à des poumons ? C'est pour cette raison que j'ai intitulé mon premier roman "Laurie ou le souffle du papillon".

Un conte est attaché à ce phénomène, je dois le traduire.mariposa.jpg



[i] Langue des Aztèques

07:10 Écrit par Nicole TOURNEUR dans Leyendas mexicanas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

mercredi, 05 janvier 2011

Girouette la chouette - C'est fini... Sniff ! Sniff..

Vous l'avez adorée, elle était toute mignonne notre petite chouette...
Le stock est épuisé, tout a été vendu... Girouette cherche un repreneur. Monsieur Tapie, ça ne vous dit rien ? 
à bientôt 
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4e de couverture :
Girouette est rêveuse, sa cousine lui a dit : "À Paris, il y a une ambiance à t'ébouriffer le plumage. On s'éclate ! Tu viens quand tu veux..." Girouette la petite chouette aimerait bien voyager. Quittera-t-elle sa campagne pour aller vivre dans la capitale ?
Illustrations : Carine Racine http://carinebd.blogspirit.com/

19:05 Écrit par Nicole TOURNEUR dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

lundi, 20 décembre 2010

Le cancer me va si bien**

Je vous propose une nouvelle extraite de mon recueil, la seule qui soit autobiographique et qui traite de la maladie.

 

Le cancer me va si bien[1]

 

Ophélie s’est réfugiée sous le rebord du pilier, elle s’y recroqueville, la toile tendue entre le béton et le pot de géraniums vibre. Les pattes repliées sous son corps massif, elle attend. Ophélie est une araignée, une épeire diadème plus exactement. Elle ressemble à une opale à cette exception près que l’ébauche d’une croix est tatouée sur son abdomen. Elle est arrivée au début de l’été et depuis, je suis son développement avec intérêt car un fil invisible nous relie !

La nouvelle est tombée comme le couperet d’une guillotine « Vous avez une tumeur au poumon droit ». Moi ? Impossible ! Je n’ai jamais fumé. Je souris au médecin. Une tumeur, oui et alors ?

-C’est tout ? me demande-t-il.

-Je ne comprends pas. Comment c’est tout ?

-Vous n’avez rien à dire ?

Non, je n’ai rien à dire. Depuis la naissance, je vais de maisons de repos en hôpitaux, maintenant, on m’annonce qu’une intruse a élu domicile sur mon poumon, que puis-je faire à part concentrer mon énergie en ce point précis !

-Vous le prenez bien. Félicitations, conclut le docteur.

Je le prends ni bien, ni mal, je ne le prends pas du tout. Au fond de mon être, c’est le calme plat, ni crainte, ni colère, ni révolte. Le néant. Comme si le mot « cancer » était exclu de mon vocabulaire. Je subis le destin, une fois de plus il balance un obstacle sur mon chemin qu’il va falloir contourner et surmonter. Ça me ramène à mes sept ans :

-Si tu souffres, c'est pour racheter les péchés des humains, tu comprends ? Et aussi pour que les autres enfants n'aient pas mal. Dieu t'envoie cette épreuve et tu dois en être fière parce qu’il t’a choisie,  toi, murmure doucement la bonne sœur en me caressant la joue. Nous allons dire un "Je vous salue Marie", toutes les deux. Tu répéteras derrière moi. « Je vous salue Marie, pleine de grâce... »[2]

Cinquante ans plus tard - à quelques jours près - la phrase de la bonne sœur m’asticote insidieusement,  elle repasse en boucle dans mon cerveau ! Manifestement, Dieu n’a pas vérifié ses tablettes, je trouve cela totalement injuste. En 1957 les ordinateurs n’existaient pas et les papiers se perdent vite, mais tout de même, m’en remettre une couche, cela s’apparente à une bavure, à de l’acharnement. Ou mieux : à du harcèlement ! En l’occurrence, c’est le mal du siècle.

Je m’interroge au sujet de mon araignée : est-ce une mygale ou une veuve noire ? Il est trop tôt pour le savoir. J’aimerais pleurer mais je n’y parviens pas, mes glandes lacrymales sont racornies.

J’ai bien réfléchi à la situation et ma décision est prise : au-delà d’une certaine limite, le sort décidera pour moi.

Pendant la journée, Ophélie achalande son garde-manger, trois mouches sont enrobées dans une soie si compacte qu’elles semblent décolorées. Ce régime lui convient à merveille, elle bedonne considérablement. À l’affût d’une nouvelle proie qu’elle videra de sa substance, Ophélie s’immobilise au centre de la mire, les pluies printanières la matraquent sans l’atteindre. J’ai le sentiment qu’elle est là pour longtemps.

Le chirurgien a ouvert dans le dos, il a écarté les côtes, glissé les doigts pour tâter mon poumon et il a refermé très vite : des micros tumeurs se sont nichées dans le petit et le moyen lobe. Je suis couchée sur le côté, le drain relié au viscère me fait mal, je limite mes mouvements, mes respirations. Je me mets en veilleuse de la même manière que lorsqu’une crise d’asthme m’asphyxie. L’opération a avorté, il n’y aura pas de mou pour le chat !

Je reprends tristement le chemin de l’hôpital. Il ne sent plus l’éther, les chambres sont conviviales, la télévision est branchée, le personnel soignant est d’une gentillesse extrême mais ça reste un hôpital. Lorsque je pénètre dans le hall, ma gorge se serre.

On passe à la chimio. Le poison s’amoncelle dans mon organisme, je suis un légume. Fantoche sans fil, je reste des heures, des jours allongée sur mon lit, sans lire, sans parler. Je dors, je cauchemarde, et là, enfin, je pleure !

Pas sur moi, mais sur celle que je suis devenue. Réminiscences de mes séjours hospitaliers, je déteste la sieste, quand je me couche la journée, je sens la mort rôder, toute proche. Mon équilibre requiert activité et vie sociale,   cependant, les injections répétées ont raison de ma volonté, je ne tiens plus debout.

Mon corps saturé de chimio perspire une odeur chimique qui me poursuit, me précède. Partout. Dans la chambre, la salle de bains, la cuisine. Elle me porte au cœur, je vomis. Manger froid ! Face à l’assiette, je chipote. Je ne supporte plus le fumet des plats, le café, les sauces, l’odeur de cigarette. Mes cheveux se détachent doucement, comme une neige de printemps, mon crâne se dégarnit discrètement, je n’ai plus de cils, mes sourcils sont clairsemés. Côté positif : je maigris. Diètes, yaourts à zéro pour cent et aspartame partent aux oubliettes. 

Combien de temps tiendrai-je ?

Avez-vous déjà observé le tissage de l’épeire ? C’est d’une précision arithmétique, une spirale logarithmique dixit les entomologistes. Chaque matin, les pattes d’Ophélie manufacturent des cercles concentriques impeccables et soyeux. Pour économiser son énergie, l’épeire réingurgite la toile confectionnée la veille mais Ophélie ne l’a jamais fait devant moi, est-ce par pudeur ? Les mouches des premiers jours ont été consommées, d’autres sont venues prendre leur place, les prisons de fils s’agitent au gré des soupirs du vent. Rassasiée, Ophélie dort.

Au début, je répondais à tous les appels téléphoniques, à présent je les filtre. On s’inquiète pour moi, on est triste, chacun tente de me remonter le moral à sa façon mais je censure les phrases du genre : accroche-toi, tu es forte ; exige la chimio qui ne fait pas vomir ; tu sais les cheveux, c’est secondaire ; mais si tu tiendras, tu verras ; repose-toi, ne fais plus de ménage ; as-tu essayé les plantes, la propolis, les régimes alimentaires ? Le père du frère de mon beau-frère a eu le cancer de la prostate… Heu ! Moi c’est le poumon.

Comment faire comprendre à toutes ces âmes généreuses que chaque cas est unique et qu’il existe autant de protocoles que de cancers. Comment leur dire qu’il ne suffit pas de s’informer sur les sites spécialisés pour apporter une réponse au problème.

Non, je ne suis pas forte, je suis comme tout le monde et si je ris, c’est pour faire bonne figure. Non, ce n’est pas rien de perdre ses cheveux, avec leur chute, ma féminité s’effrite. Je n’ai pas envie de me reposer ni d’éplucher les articles traitant du sujet, et encore moins de m’accrocher à une branche, elle risquerait d’être cassante.

Ma mine est superbe et je demeure dynamique, d’autres affirment que je tolère bien le traitement. Pour un peu, ils me jalouseraient. S’ils savaient l’énergie qu’exige le paraître… Alors je réponds en souriant « hé oui, le cancer me va si bien.. ». D’aucuns sont gênés, il ne faut pas, une blague n’a jamais tué personne.

Le cancer fait peur, on croit tout connaître de lui mais on ne sait pas grand-chose. Je n’admets plus que l’on me parle de lui. Je voudrais que l’on me traite comme jadis, quand j’étais seulement asthmatique. On discutait du temps, du travail, des vacances, de l’économie. Je refuse les conseils, les opinions, les regards compassés, ou que l’on me compare à untel. J’accepte les encouragements. Très brefs parce que ma vie et mon devenir m’appartiennent !

Aux derniers contrôles, les tumeurs ont totalement disparu, d’autres ont considérablement diminué. J’ai droit à une lobectomie, une chance supplémentaire d’en réchapper précise l’oncologue. L’avenir le dira. Une chouette fermeture Éclair barre mon dos en diagonal et deux boutonnières, festonnées par les drains, parachèvent l’oeuvre.

Ophélie s’en va lourde de sa progéniture arrimée sur son dos, bientôt, elle la déposera dans un gros cocon et, son devoir accompli, elle se laissera mourir. Quand a-t-elle été fécondée ? Je n’ai pas rencontré monsieur épeire. Les mâles sont des demi-portions, pour occuper les mandibules des femelles pendant l’acte sexuel, ils leur offrent un insecte, Ophélie a-t-elle boulotté son galant ? Elle passe devant moi, oblique sur la gauche, hautaine dans sa laideur, comme si nous ne nous connaissions pas. Elle longe la fenêtre, escalade le muret, choit de l’autre côté. Engloutie pas l’herbe haute, elle disparaît de ma vue.

L’araignée est partie !

Nicole Tourneur


[1] Extrait de « Où va le temps », recueil de nouvelles du même auteur aux éditions de Janus.

[2] Extrait de « Laurie ou le souffle du papillon », du même auteur aux Éditions Gunten

06:42 Écrit par Nicole TOURNEUR dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

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