lundi, 02 novembre 2009

Novembre - l'acrostiche

Novembre le brumeux

Nonchalamment, l’hiver arrive.

Octobre s’en est allé,

Vagabond à la dérive,

En explosions colorées.

Majestueux sur l’éther

Brouillé, novembre le brumeux

Racle mon âme en galère

Et le temps se fait douloureux.

 

Nicole Tourneur

mercredi, 28 octobre 2009

La dauphinelle selon la légende

delphiniumconsolida.jpg

 

Après la dauphinelle

 

 La montagne a grondé.

 

 Soudain, dans l’aube rougissante,

Elle vomit des nuées ardentes

Sur ses pentes vertigineuses.  

Elles glissent en larmes douloureuses,

Rivières de lave brûlante,

Pieuvres amples et insolentes,

Sur la terre noircie et dévastée.

Dans  les cendres décolorées,

Prémices d’une tragédie,

Une dauphinelle[1] s’épanouit. 

 

Et le monde a tremblé.

 

Comme un millier de rhombes,

Le sifflement des bombes

Brise la quiétude de la nuit.

Un trou béant déchire le pays,

Il engloutit les vivants,

Les digère en éructant.

Ses lèvres régurgitent l’excès

Du sang des enfants muets.

Passé amer, présent de terreur,

Partout le désastre et la peur.

Pourtant,  sous les éboulis,

Une nouvelle fleur frémit,

Elle se nomme Démocratie.

 

Et parce que  l’espoir des peuples

Est plus grand que la folie des hommes,

Un jour, peut-être, elle fleurira.



[1] Selon la légende, la dauphinelle ou fleur d’Ajax, serait issue d’un épisode de la guerre de Troie.

mardi, 20 octobre 2009

Le pianiste

Le concerto du monde

 

Avec précaution,

Il s’est assis sur le tabouret lustré.

Doucement,

Il a soulevé le couvercle

Et les touches d’ivoire

Ont soupiré d’aise.

Il a fait craquer ses doigts,

Les a écartelés violemment.

Ma révolte a protesté :

A-t-on le droit de tourmenter

Des articulations de cristal ?

Brusquement, des notes se sont évadées.

Elles ont rebondi sur les murs

Et  saturé le plafond doré

Avant de se dissoudre

Dans les lames du plancher.

Les mains sautillaient sur le clavier.

Je crois qu’une femme a sangloté.

Ou bien était-ce l’âme d’un violon.

 

« Fortissimo » a crié le compositeur.

Les doigts se sont agités

Et dans le tonnerre qui grondait,

Mon esprit a virevolté.

Les notes pénétrèrent mon cœur

Pareilles à des éclats d’obus

Dans la poitrine d’un enfant.

Alors, j’ai pleuré. Sans bruit.

Puis, le tempo s’est évanoui

En cascade de perles de rosée.

Lentement, le pianiste s’est levé.

Les yeux remplis d’humanité,

Il a salué la salle. Longuement.

Dans un soupir, il a murmuré :

S’il est vrai que la musique adoucit les moeurs,

Un jour, j’écrirai le Concerto du Monde.

Il esquissa un pas de deux,

Et disparut dans l’obscurité,

Me laissant seule avec le piano éreinté.

 

Nicole Tourneur

 

jeudi, 01 octobre 2009

Octobre - l'acrostiche

 Voici venir Octobrephoto-quebec,photo-paysage-automne,02.jpg

 

O rs fanés d’un été révolu,

C ontrastes ocrés pendus sur l’azur,

T erres champignonnées, bois vermoulus,

O mbres fines étirées dans l’obscur.

B el automne, tu souffles sur ma vie

R avagée, un air d’Épicure

E t mon âme aussitôt s’affranchie.

Nicole tourneur

Photo Gilles Lheureux

Février et mars - acrostiche

L'acrostiche des mois...  ça vous branche ??

Février, mars, octobre... Pas terrible en deux ans ! Socorro, socorro, ayudame ! Blue Moon, je compte sur toi pour novembre.

F audra-t-il que meurt notre Terre,
E t que l’humanité, anéantie,
V agabonde aux confins de l’infini
R avagé, pour que l’on considère
I nquiétante la fonte des glaces
E ternelles ? L’homme est un rapace
R edoutable, égoïste et mortifère !


est terminé souhaitons la bienvenue à :

M ars l’insoumis a levé son glaive
À la gloire d’Aphrodite, son aimée.
R enouveau de la beauté exilée,
S aturnales du printemps. L’hiver s’achève


Nicole tourneur

En 2008, Blue Moon m'a envoyé ses acrostiches, ils sont très jolis et je les ai conservés :

M i figue mi raisin
A croire qu'il aime les contraires
R avi est le Dieu de la guerre
S e jouant de ses citadins.

F evrier
E st a l'honneur
V ivifiant aux premieres heures
R ude au creux de l'hiver incertain
I l signifie dieu de la purification
E n devinez vous la raison:
R edoutable logique du calendrier Romain.

Bluemoon en avril 2008 

mercredi, 23 septembre 2009

Blues de septembre

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Blues de Septembre

 

Pour tout ce qu’elle m’a donné,

J’ai adoré la vie passionnément.

Je l’ai savourée. J’ai étanché ma soif

Insatiable à sa source turbulente.

Quiétude d’un bonheur inaltérable

Que je croyais pour toujours éternel.

Mais aujourd’hui, j’exècre cette vie.

Chaque seconde, longue comme un ennui,

Torture mon corps et brise mon esprit.

Vivre avec la douleur sous la contrainte

Du non-dit. Mentir résolument

Pour ne pas peiner ceux qui m’aiment.

Ma volonté se disloque. Elle laisse

Mon existence partir à la dérive

En espérant qu’elle disparaisse à jamais.

 

Nicole Tourneur

lundi, 14 septembre 2009

Marée basse à Cancale

 

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 cancale1.jpg

à gauche, les parcs, à droite les bateaux échoués 

 

 

 

 

 

 

Marée basse à Cancale

 Sable d’argent

Etoilé sous les nuages.

Parcs à huîtres glacés.

Terres lointaines

Eclaboussées par la lune

Maussade et frigide.

Bateaux à la dérive

Raidis par la crainte

Ephémère d’une  mer courroucée.

 

Nicole T

 

Je vous remercie tous pour vos commentaires. Côté anglais... J'ai quelques lacunes, mais je vais relire.

 

mercredi, 02 septembre 2009

Amour perdu

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Amour Perdu

 

Serpent de verre,

Os de cristal.

Ton amour s'est brisé

Comme ça,

D'un coup !

Maintenant,

Tes yeux déversent

Des cascades salées

Sur un océan

De glace.

Et ta voix répand,

En lambeaux de peine

Mélancolique,

La romance engloutie

Par une détresse

Vertigineuse.

 

 

Nicole TOURNEUR

jeudi, 30 juillet 2009

Poème pour ma mère

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Maman

 

 Parce que ton amour

Est le buvard de mes larmes,

Et que tes éclats de rire

Fracturent  mon chagrin,

Parce que ton soutien

Renforce mon existence,

 

Je t'aime.

 

Pour ta tendresse,

Et ta différence,

Pour ton allégresse

Et ta confiance,

 

Je t'aime

 

Un jour, pourtant,  tu partiras.

Alors, pour tes baisers,

Légers comme du coton,

Et pour le bonheur

 Que tu m'as donné,

Je déposerai ton souvenir

Dans un écrin d'éternité.

 

Nicole Tourneur

Elle est partie avant la sortie de "Laurie ou le souffle du papillon" et avant ce poème.

mercredi, 27 mai 2009

La vieille dame - (adulte)

Samedi 6 juin, je donne rendez-vous à mes lecteurs au magasin Auchan de Maurepas... N'oubliez pas que le lendemain.... c'est la fête des mères, un livre dédicacé est un cadeau personnalisé !

Bonne journée à tous, Nicole

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Une ruelle dans la médina de Fès

La vieille dame

 

 

La nuit a jeté l'éponge

Dans l'aube orange du printemps,

Éclaboussant le firmament

De ses myriades de songes.

 

Le soleil émerge là-bas,

Éclats d'or au milieu des nues.
La vieille dame ne dort plus,

Elle veille depuis longtemps déjà.

 

Pour ses yeux inondés de pluie,

Les doigts desséchés par les ans

Redessinent l'horizon blanc

Du regard de toute une vie.

 

La vieille dame rêve à hier.

Elle sait que le temps n’est rien,

Aujourd’hui est le destin

Et demain est éphémère.

 

 

Nicole Tourneur

Un petit poème sans prétention... dédié à ma belle-mère

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