vendredi, 27 novembre 2009

Le vieux pingouin

 
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Le vieux pingouin

Il avance lentement, le vieux pingouin.
Son corps ankylosé se balance

De droite à gauche, de gauche à droite.

Il  se dandine si seul, le vieux pingouin,

Pourtant, ses pattes ont porté l’enfance,

De droite à gauche, de gauche à droite.

C’était hier ! Aujourd’hui, le vieux pingouin

Regarde le dos de ceux qui le devancent

De droite à gauche, de gauche à droite.

Il est loin derrière, le vieux pingouin

Il accélère de toute sa résilience

De droite à gauche, de gauche à droite.

Il pense à la vie, le vieux pingouin,

À celle qui a surgit sans violence

De droite à gauche, de gauche à droite.

Et qui le tue, lui le vieux pingouin,

À petit feu comme une sentence

De droite à gauche, de gauche à droite.

 

 Nicole Tourneur

Acrostiche de décembre

Je suis un peu en avance, mais ce n'est pas grave. Donc je vous livre décembre.

Décembre

 

Décembre pointe le bout de son nez

Écorché par les rhumes et la grippe. Ah !

Coquin indocile, tes céphalées

Engourdissent l’esprit des hommes.

Mais ils te pardonnent, ceux qui mouchent

Bacilles, microbes et autres virus.

Raout d’un soir, Noël approche

Ensemble, savourons-le sous forme de dinde.

Nicole Tourneur

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dimanche, 15 novembre 2009

Souffrir sans le dire

Je déteste écrire lorsque les douleurs sont trop vives. Elles dénaturent mes textes, mes pensées. Elles s’insinuent dans la moindre lettre et la tristesse prend le dessus. Pourtant, mon cahier proclame en multicolore « les mots ont une vie ». Oui, les mots ont une vie, celle qu'on leur donne.

Souffrir sans le dire,

Souffrir et sourire.

Un art qui je connais bien

Je l’exerce au quotidien.

Écrire pour voyager,

Écrire pour oublier.

Oublier les souffrances,

Oublier la désespérance.

Le jour, je dors. Un peu.

Dans mes rêves ambitieux,

Je cours. J’aspire la vie

Gaiement. Mon énergie

Je la cultive, la fertilise.

Elle est une image. Mon image.

Elle rassure, elle soulage

Ceux qui me tiennent la main

En masquant leur chagrin.

Souffrir sans le dire.

Souffrir et sourire.

 Nicole Tourneur

jeudi, 12 novembre 2009

Le sourire existe

Le sourire existe

Quatre murs froids et ternes,

Faits de larmes et d’ennui,

M’emprisonnent. Ils cernent

Les tic-tacs. Monotonie

Des secondes qui courent

Sur le cadrant de l’horloge.

Le temps tourne à rebours.

Le silence m’interroge :

La vie n’est-elle que tourments,

Douleurs et  tristesse ?

Non, proteste mon subconscient.

L’enfant à naître est une promesse,

L’oiseau est une musique,

La fleur est une lumière.

Chaque instant est unique

Vivons-le comme une prière.

 

Nicole Tourneur 

lundi, 02 novembre 2009

Novembre - l'acrostiche

Novembre le brumeux

Nonchalamment, l’hiver arrive.

Octobre s’en est allé,

Vagabond à la dérive,

En explosions colorées.

Majestueux sur l’éther

Brouillé, novembre le brumeux

Racle mon âme en galère

Et le temps se fait douloureux.

 

Nicole Tourneur

mercredi, 28 octobre 2009

La dauphinelle selon la légende

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Après la dauphinelle

 

 La montagne a grondé.

 

 Soudain, dans l’aube rougissante,

Elle vomit des nuées ardentes

Sur ses pentes vertigineuses.  

Elles glissent en larmes douloureuses,

Rivières de lave brûlante,

Pieuvres amples et insolentes,

Sur la terre noircie et dévastée.

Dans  les cendres décolorées,

Prémices d’une tragédie,

Une dauphinelle[1] s’épanouit. 

 

Et le monde a tremblé.

 

Comme un millier de rhombes,

Le sifflement des bombes

Brise la quiétude de la nuit.

Un trou béant déchire le pays,

Il engloutit les vivants,

Les digère en éructant.

Ses lèvres régurgitent l’excès

Du sang des enfants muets.

Passé amer, présent de terreur,

Partout le désastre et la peur.

Pourtant,  sous les éboulis,

Une nouvelle fleur frémit,

Elle se nomme Démocratie.

 

Et parce que  l’espoir des peuples

Est plus grand que la folie des hommes,

Un jour, peut-être, elle fleurira.



[1] Selon la légende, la dauphinelle ou fleur d’Ajax, serait issue d’un épisode de la guerre de Troie.

mardi, 20 octobre 2009

Le pianiste

Le concerto du monde

 

Avec précaution,

Il s’est assis sur le tabouret lustré.

Doucement,

Il a soulevé le couvercle

Et les touches d’ivoire

Ont soupiré d’aise.

Il a fait craquer ses doigts,

Les a écartelés violemment.

Ma révolte a protesté :

A-t-on le droit de tourmenter

Des articulations de cristal ?

Brusquement, des notes se sont évadées.

Elles ont rebondi sur les murs

Et  saturé le plafond doré

Avant de se dissoudre

Dans les lames du plancher.

Les mains sautillaient sur le clavier.

Je crois qu’une femme a sangloté.

Ou bien était-ce l’âme d’un violon.

 

« Fortissimo » a crié le compositeur.

Les doigts se sont agités

Et dans le tonnerre qui grondait,

Mon esprit a virevolté.

Les notes pénétrèrent mon cœur

Pareilles à des éclats d’obus

Dans la poitrine d’un enfant.

Alors, j’ai pleuré. Sans bruit.

Puis, le tempo s’est évanoui

En cascade de perles de rosée.

Lentement, le pianiste s’est levé.

Les yeux remplis d’humanité,

Il a salué la salle. Longuement.

Dans un soupir, il a murmuré :

S’il est vrai que la musique adoucit les moeurs,

Un jour, j’écrirai le Concerto du Monde.

Il esquissa un pas de deux,

Et disparut dans l’obscurité,

Me laissant seule avec le piano éreinté.

 

Nicole Tourneur

 

jeudi, 01 octobre 2009

Octobre - l'acrostiche

 Voici venir Octobrephoto-quebec,photo-paysage-automne,02.jpg

 

O rs fanés d’un été révolu,

C ontrastes ocrés pendus sur l’azur,

T erres champignonnées, bois vermoulus,

O mbres fines étirées dans l’obscur.

B el automne, tu souffles sur ma vie

R avagée, un air d’Épicure

E t mon âme aussitôt s’affranchie.

Nicole tourneur

Photo Gilles Lheureux

Février et mars - acrostiche

L'acrostiche des mois...  ça vous branche ??

Février, mars, octobre... Pas terrible en deux ans ! Socorro, socorro, ayudame ! Blue Moon, je compte sur toi pour novembre.

F audra-t-il que meurt notre Terre,
E t que l’humanité, anéantie,
V agabonde aux confins de l’infini
R avagé, pour que l’on considère
I nquiétante la fonte des glaces
E ternelles ? L’homme est un rapace
R edoutable, égoïste et mortifère !


est terminé souhaitons la bienvenue à :

M ars l’insoumis a levé son glaive
À la gloire d’Aphrodite, son aimée.
R enouveau de la beauté exilée,
S aturnales du printemps. L’hiver s’achève


Nicole tourneur

En 2008, Blue Moon m'a envoyé ses acrostiches, ils sont très jolis et je les ai conservés :

M i figue mi raisin
A croire qu'il aime les contraires
R avi est le Dieu de la guerre
S e jouant de ses citadins.

F evrier
E st a l'honneur
V ivifiant aux premieres heures
R ude au creux de l'hiver incertain
I l signifie dieu de la purification
E n devinez vous la raison:
R edoutable logique du calendrier Romain.

Bluemoon en avril 2008 

lundi, 14 septembre 2009

Marée basse à Cancale

 

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à gauche, les parcs, à droite les bateaux échoués 

 

 

 

 

 

 

Marée basse à Cancale

 Sable d’argent

Etoilé sous les nuages.

Parcs à huîtres glacés.

Terres lointaines

Eclaboussées par la lune

Maussade et frigide.

Bateaux à la dérive

Raidis par la crainte

Ephémère d’une  mer courroucée.

 

Nicole T

 

Je vous remercie tous pour vos commentaires. Côté anglais... J'ai quelques lacunes, mais je vais relire.

 

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